Mon corps n'est que physiologique,
Respirant grâce à mes organes,
Mais on a volé mon âme.
Je m'éloigne de tout ce cirque.
Je me sens en décalage en permanence,
Ma vie n'a plus aucun sens,
Croire que nul ne peut me comprendre,
Encore moins m'entendre.
J'ai un sens aigu de ce qui s'est passé,
D'avoir été abusée,
Trop souvent, pendant des jours,
Torturant ce corps privé d'amour.
Je sais jusqu'où je peux saigner.
La seule fois où je me suis mutilée,
J'ai à peine grimacé,
J'étais juste vidée.
Comment peut-on souffrir sans c½ur ?
Aimer sans c½ur ?
Réfléchir sans âme ?
Retrouver la flamme ?
Pourtant , au fond de mon tunnel,
Alors que mes pensées les plus noires m'ensorcellent,
Je sens comme une douce lumière,
Réchauffant la noirceur de mes ténèbres